Kulturdenkmal 14. L’église Saint-André
(Die Sankt Andreas Kirche)
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L'actuelle église Saint-André a été construite sur l'emplacement de la chapelle Notre-Dame.
Cette dernière, lieu de sépulture des Sickingen, déjà citée dans un document de 1496 (« capella beatae Mariae in oppido"), fut désacralisée et démolie en 1725 en raison de sa vétusté.
L'ancienne église Saint-André, aujourd’hui Ancienne Chapelle (étape 3), a beaucoup souffert de l'outrage du temps et des incessantes destructions liées aux guerres.
C'est pourquoi, la paroisse catholique de Landstuhl, forte de 400 membres, décide de faire bâtir une nouvelle église.
Celle-ci est construite en 1751 après plus de 20 ans de consultations diverses, et deux ans plus tard, elle est consacrée par l'évêque de Worms.
Les Sickingen prennent en charge le financement de l’église en fournissant les matériaux.
Les citoyens de Landstuhl et des alentours doivent faire des corvées(24 paroisses catholiques sont concernées par ce projet).

La grande nef est orientée nord et adossée à la tour de garde du mur d'enceinte; cette tour de 200 ans a 5 étages. C'est ainsi que la tour de défense se transforme en clocher.
Le clocher pointu d'origine est rasé au 19ème en raison de sa vétusté et remplacé par un toit d'ardoises de forme pyramidale.
A l’origine, les murs de ce lieu très lumineux étaient peints.
Les fresques du plafond réalisées par des peintres italiens ne sont plus visibles.

On pénètre à l’intérieur par deux portes flanquées de deux colonnes identiques; le maître-autel, les fonts baptismaux en matériaux de la région, la galerie, le bénitier de style rococo, les stalles sculptées et le blason des Sickingen méritent notre attention.
Les confessionnaux et les bancs de communion sont d'origine.
La chaire a été montée en 1804.
Les autels latéraux de style classique sont dédiés à Marie, mère de Dieu, et à saint Jude.
Les peintures à l’huile représentant le chemin de croix datent du début du 19ème siècle tout comme les statues en bois de Marie et de Joseph.

Le tombeau monumental de Franz von Sickingen en grès clair, près du mur intérieur ouest de l’église Saint André, montre le chevalier plus grand que nature en armure debout sur un lion, symbole de force et de puissance.
A ce qu'on dit, les fils de Franz von Sickingen ont commandé cette réalisation au milieu du 16ème siècle.
Au cours des siècles, on a changé plusieurs fois le monument de place; il a été régulièrement endommagé non seulement lors des déplacements mais aussi par les troupes révolutionnaires françaises.

Sous le maître-autel, se trouve le caveau de quatre autres membres de la famille Sickingen, caveau qui fut transféré à l’église Saint André après la démolition de la chapelle Sainte Marie.

Au cours des siècles passés, on a régulièrement ouvert la tombe dans le but d’y trouver les ossements de Franz von Sickingen.

Lors de l’ouverture de la tombe en 1939, on a transporté les présumés ossements de Franz von Sickingen à l’Institut d’Anthropologie de Munich pour analyses.

Un incendie causé par un bombardement lors de la Seconde Guerre mondiale a détruit les ossements et en même temps aussi l'ultime certitude de l'existence de la dépouille mortelle de Franz von Sickingen, « le dernier chevalier ».



Participation de neuf élèves (Katharina Sander, Marie Velten, Jana Jennewein, Jennifer Jost, Anna Jung, Lara Sophie Niederelz, Lucas Krebs, Franziska Tretter, Leon Vollmer) et de leur professeure (Margrit Müller) de la St.-Katharina-Realschule Landstuhl dans le cadre de la « semaine des projets » de 2016 avec l’aide bienveillante de Madame Sylvie Hombourger, professeure du collège privé « Notre-Dame La Salle » de Pont-à-Mousson. Merci beaucoup !!!
Les deux établissements sont jumelés depuis le 6 avril 1973.
Dernière mise à jour le 02.06.2016